Des élections législatives tendues au Bangladesh

Nouvelles élections politiques

De nouvelles élections législatives au Bangladesh sont prévues pour février 26. Deux graves évènements récents accroissent le climat de tension auquel doit faire face le gouvernement intérimaire présidé par Muhamad Yunus, prix Nobel de la Paix largement respecté.

L’assassinat de Sharif Omar Hadi, 32 ans , figure de proue du soulèvement des étudiants de 2024. Cet homme était un grand pourfendeur de Sheik Hasina, ex-première ministre durant près de vingt ans et fille aînée de Mujibur Rahman, fondateur du Bangladesh laïc. Le mouvement de contestation de l’été 2025, brutalement réprimé, s’était vite généralisé jusqu’à emporter les institutions en place provoquant la fuite précipitée de la première ministre pour se réfugier au-delà de la frontière. 

Ce jeune leader contestataire se préparait à se présenter aux élections législatives en tant que candidat indépendant. Il dénonçait aussi la faiblesse des progrès faits depuis la révolution étudiante par le gouvernement intérimaire en place. La police a annoncé que ses assassins s’étaient réfugiés en Inde, confortant le climat de confusion et de haine à l’égard de l’état voisin. 

Des milliers de manifestants ont suivi les obsèques de Sharif Omar, manifestant leur hostilité au parti de Sheik Hasina, la Ligue Awami, accusée de collusion avec son puissant voisin. Les esprits s’échauffent encore à l’approche des élections, d’autant qu’une nouvelle disparition ravive les souvenirs de rivalité politique.

La mort le 30 décembre 2025 de la rivale de Sheik Hasina, Khaleda Zia, cheffe du parti d’opposition, le BNP. Elle devait conduire la campagne électorale en faveur du BNP donné vainqueur selon les sondages. C’est donc son fils Tarique Rahman qui mènera la campagne pour les élections de février.

Le Professeur Muhamad Yunus, chef du gouvernement intérimaire, a annoncé qu’il ne se présenterait pas à ces nouvelles élections. Le climat politique est donc très tendu.

Dernière minute : les élections se sont déroulées dans de bonnes conditions, grâce au climat d’union créé par le gouvernement intérimaire de Mohamed Yunus, sans aucun incident majeur. Les trois courants importants de la société ont pu participer sans violence significative et c’est le BNP, parti nationaliste bangladais qui est arrivé en tête et va confier le pouvoir au fils de Khaleda Zia, Tarique Rahman. Mohamed Yunus a confirmé sa démission à compter de quatre jours après le scrutin.

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